L’interview qui vaut le déplacement

Jeune dirigeant d’entreprise de 32 ans, François Hoehlinger habite depuis 2 ans à Munich où il dirige la partie France & BELUX de Flixbus Charter. Il a travaillé chez Danone, Bel, Westwing et SKP – mais c’est au secteur de la mobilité qu’il se consacre aujourd’hui, un domaine qui vaut franchement le déplacement.

Le mot du coach

Environ 50 millions.

Environ 50 millions de passagers ont voyagé dans un bus vert aux couleurs de Flixbus. L’équivalent de la population de la Colombie.

Née de la dérégulation des marchés européens, l’entreprise Flixbus s’est développée dans les transports “Intercités”, reliant l’Europe dans des bus aux couleurs vertes et oranges et aux standards de confort (air conditionné, wifi, toilettes).

Présent dans plus d’une vingtaine de pays européens, au Royaume-Uni, en Turquie, aux USA, Flixbus arrive avec l’ambition débordante de conquérir le monde du bus Intercités. Flixbus, c’est aussi une offre d’autopartage (FlixCar), une offre de train (FlixTrain) et de transport de groupes (FlixCharter).

Qu’est ce qui vous a motivé à lancer un projet en ces temps compliqués ?

Chez Flixbus, nous sommes porteurs d’une vision du transport, nous ne sommes pas simplement une entreprise tech avec des couleurs flashy.

Nous souhaitons proposer un service de transport accessible à tous, simple, compréhensible et standardisé.

Ce travail de longue haleine, cela fait depuis 2013 que les fondateurs de Flixbus s’attèlent à le faire partout dans le monde, avec succès. La levée de fonds réalisée en 2019 témoigne de l’engouement pour ce business model et pour le besoin de changements que suscite le transport en bus.

Pendant la crise, nous avons repensé notre modèle, nous l’avons rendu plus opérationnel, plus efficace. Nous l’avons surtout mis à disposition de ceux qui en avaient vraiment besoin, lors de rapatriements médicaux ou pour le transport de matériel.

Quand nous avançons, nous avançons en pensant “écosystème”.

Dites-nous en plus sur votre projet

Flixbus Charter transporte des groupes de voyageurs, de la sortie scolaire à l’organisation d’évènements sportifs majeurs (avec l’UEFA par exemple) ou festivals.

Le but est de pouvoir proposer une plateforme de réservation simple pour nos clients voyageurs, mais c’est également de révolutionner la vie des partenaires autocaristes qui nous accordent leur confiance, afin de leur proposer plus de volume ainsi qu’une utilisation optimisée de leur outil de production.

Quel est votre sentiment ainsi que le retour de vos clients actuellement ?

Nous avons été surpris de l’optimisme de nos clients qui conservent l’envie de repenser les modèles de mobilité (accessibilité aux stades, aux parcs de loisirs, aux sièges d’entreprises) et de challenger le statu quo.

Nous conservons un contact privilégié avec nombre de clients et d’autocaristes afin de travailler sans cesse sur l’amélioration de nos prestations et notre proposition de valeur.

Je salue notamment les partenariats forts que nous avons pu lancer cette année avec deux écoles prestigieuses : EMLYON et l’ENSAM, afin de permettre aux étudiants, mais aussi au personnel administratif de bénéficier de prestations de qualité abordables.

Quel rôle a joué la technologie dans votre lancement ?

Évidemment, la technologie est un élément majeur au sein du monde du bus BtoB qui était resté relativement préservé.

La technologie a eu un impact fort sur nos relations avec les autocaristes, en facilitant les flux de communication, mais également la compréhension du marché, notre capacité à l’optimiser et à traquer les différentes opportunités.

Quelles tendances de marché observez-vous depuis le début de la pandémie ?

Le transport reste très impacté.

J’en profite pour saluer l’action forte de l’État, par le biais du Ministère des Transports, ainsi que de la FNTV qui ont permis de sauvegarder une activité menacée.

Le marché reste contracté et les restrictions actuelles empêchent un redémarrage complet de l’activité.

Nous notons cependant que l’activité “transport de groupe” connaît des prévisions positives pour les prochains 18 mois, notamment liées au report des voyages à l’international.

Quel conseil pourriez-vous donner à ceux qui ont besoin de se réinventer à cause de la crise ?

“Never waste a good crisis” – Posez-vous les questions qui fâchent, repensez à l’optimisation de l’outil de production et les compétences au sein de votre équipe.

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Lee H
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Sales & Operations Expert
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